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REGISTRES
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DU BUREAU [i565]
voz lectres du mc de ce mois comme toutes choses sont passées par delà durant que monsr l'Admirai y a esté t1' et le paisible estat ouquel est de present voslre Ville '"2\ de laquelle je desire singulièrement le repos et la tranquille, ayant grande occasion de contentement d'entendre le bon devoir que vous avez faict de vostre part à contenir le peuple, en quoy je vous prye continuer, estans asseurez que c'est le plus agreable service que vous scauriez faire au Roy mons' mon filz et à moy; priant Dieu, Mess", vous avoir en sa garde. Escript à Thoulouse, le xii0 jour de Febvrier i565(s). »
Signé : CATHERINE. Et au dessoubz : de L'Aubespine.
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leurs maisons, dont les saillies sont de charpenterye quasi neufve et non détériorée, qui prieront Dieu pour voslre bonne prosperité et santé, et l'eedict de Vostre Majesté en sera plus tost executé.
"Sire, nous supplions Dieu conserver Vostre Majesté en bonne prosperité et santé, supplians tres humblement maintenir ceste Ville cn la bonne grace de Vostred. Majesté. A Paris, ce vi°jour de Febvrier i 564.n
Voz tres humbles et tres obéissans subjectz et serviteurs, les Prevost des Marchans et Eschevin» de la ville de Paris.
"Messieurs, j'ay esté bien ayso d'entendre par
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DCXCIV. — Responce des marchans au Roy pour le faict du transport des bledz
HORS CE ROYAULME. 12 février 1565. (H 1784, foL 290 r°.)
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"Les marchans et bourgeois de Paris mandez par Messieurs les Prevost des Marchans et Eschevins de lad. Ville, pour leur communicquer certaines lectres patentes du Roy en forme d'edict, données à Avignon, le xxv6 jour de Septembre dernier passé'4', contenans le reiglement que la majesté dud. Seigneur, a deliberé estre tenu pour la conservation de ses droictz sur la traicte des bledz hors du royaulme,
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après avoir veu et entendu lesd, lectres, ont advisé qu'il seroit bon de ne transporter aucuns bledz hors de ce royaulme sans le congé et permission de Sa Majesté.
" Et sur ce qu'on luy a donné à entendre que tous ceulx qui vouldront tirer bledz hors du royaulme, quand il plaist à Sad. Majesté octroyer traictés ge-neralles et particullieres,. seront toutes personnes te-
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(•) Coligny était arrivé à Paris, le 22 janvier, avec une nombreuse suite, et fut logé au Louvre par le maréchal de Montmorency, son cousin, qui avait provoqué sa venue. D'après le journal de Bruslard (Mémoires de Condé, t. I, p. i-5i),«toute la ville fut fort esmeue, parce que de toutes parts estoient mandés gentilshommes pour se trouver à Paris, et mesmes toutes les eglises pretendues reforméesn; le mardi 23, dans l'après-diner, l'Amiral fit venir au Louvre les présidents du Parlement, pour les rassurer au sujet de ses intentions, et reçut, le lendemain, la visite de l'évêque de Paris, accompagné du Prévôt des Marchands et de quarante notables; le 27 janvier, il se rendit au Parlement et déclara publiquement n'être venu que pour rétablir l'ordre; la Cour avait décidé que, dans le cas très probable où l'Amiral se présenterait avec son épée, sa réception serait passée sous silence; en effet, le registre du Conseil n'en fait aucune mention. (Archives nationales, Parlement de Paris, Xu 1611, fol. 282 r°.) De Thou, dans son Histoire (t. 111, p. 557), a reproduit, presque in extenso, le Discours du voyage faict à Paris par Monsieur l'Admirai au mois de janvier dernier. Coligny quitta Paris le-3o janvier, avec sa troupe de gens d'armes, satisfait d'avoir rempli le rôle de médiateur; le 2 février, Charles IX ordonna au maréchal de Montmorency "de faire retirer et envoyer en leurs maisons tous ceulx qui sont là venus en ceste occasion, déchargeant lad. Ville et les environs des armes y attirées et approchées, de manière que je la voie remise en la paisible tranquillité en laquelle elle estoit auparavant)!. (A. de Rubie,François de Montmorency, p. 264.)
(2) Catherine de Médicis, dans une lettre écrite le même jour au maréchal de Montmorency, lui marquait toute sa satisfaction trdu bon et paisible estat en quel est la ville de Paris-, après avoir «entendu par le menu comme toutes choses y sont passées durant ces nouveaulx bruitz-. Si la ville même était relativement tranquille, aux alentours la sécurité publique laissait singulièrement à désirer. On voit par une lettre de Charles IX au maréchal de Montmorency, en date du 6 février, que nombre d'individus s'en allaient «par les champs, armés de toutes armes prohibées, dont sont advenus plusieurs meurtres, volleries, assassinats et outrages». (A. de Rubie, François de Montmorency, p. 265.) "Aux portes de Paris, écrivait la Reine Mère au Parlement, le 18 février, il n'y a jour qui ne se face des volleries - ; au point que le Roi fut obligé d'ordonner au maréchal de Montmorency "d'y envoyer son prevost et faire si bonne diligence que le pays soit purgé de telz brigandages n. (H. de la Ferrière, Lettres de Catherine deMédicis, t. II,p. 263, 265.)
(3) Cette missive est reproduite d'après notre Registre dans le recueil des Lettres de Catherine de Médicis, t. H, p. 4s4.
W Ces lettres patentes ne sont indiquées ni dans la Compilation chronologique de Blanchard, ni dans le recueil d'Isambert; il n'en est fait aucune mention dans le Traité de la Police du commissaire de la Mare (t. U), au chapitre concernant les traites foraines des blés et le transport des blés hors du royaume ou de province à province.
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